C'est une phrase entendue (en substance) lors d'une interview de Guillaume Canet, au sujet de la vie d'un agriculteur qu'il interprète, dans le film "Au nom de la terre" :

"Je suis ce que je mange."

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J'avais conscience des difficultés de ces chères petites mains qui oeuvrent, dans l'ombre, pour nourrir le pays. J'étais encore loin de la réalité, lorsque j'ai regardé le film. Cette spirale infernale, dans laquelle ces petites mains de l'ombre sont enfermées, m'a émue aux larmes. Pourquoi? Pourquoi tout le monde ne réalise pas la catastrophe agro-alimentaire dans laquelle nous sommes?

Produire plus..... toujours plus.

Produire plus que nécessaire, quitte à jeter.

Produire plus que la terre ne peut le supporter.

Produire hors saison.

Vouloir plus, au plus petit prix.....peu importe les conséquences.

Ca m'a remué....au point de reprendre le clavier pour écrire.....poser mes mots/maux, histoire de vider mon sac. Durant cette interview, Guillaume Canet expliquait qu'il a eu le déclic de sa consommation réfléchie, suite aux cancers déclarés dans son entourage, mais également suite à sa paternité. Le journaliste qui l'interviewait semblait interloqué, et lui a demandé ce qui l'amenait à corréler "cancer et alimentation". Il lui a répondu (grosso modo) :

"A vouloir des fruits et légumes hors saison, à produire plus que nécessaire, avec tous les pesticides, herbicides, fongicides....on tue le vivant. On bouffe de la merde et on tombe malade. Pour moi, c'est évident que les merdes qu'on mange ont un lien avec les maladies."

Ca a fait tilt !

En France, en 2018, il y eut 157 000 décès liés aux cancers (source du site santé publique France >>clic<<). Depuis la crise "officielle" du Covid en France (soit en 13 mois), il y eut (données chiffrées en date du 25/03/21) 93 405 décès liés au Covid (source du site santé publique France >>clic<<). Mathématiquement, si je ramène 93405 à une durée de 12 mois (au lieu de 13), cela donne 82% de décès en plus liés aux cancers, par rapport à ceux liés au Covid. Il y a plus de morts liés aux cancers, tous les ans, mais on n'en parle absolument pas de manière comparable.

Produire plus, toujours plus. Produire hors saison. Vouloir plus, au plus petit prix....peu importe les conséquences. Les pesticides, les fongicides, les herbicides, les médicaments.....tout cela profite majoritairement aux industriels.

"Quand on pense qu'il suffirait que les gens n'achètent pas pour que ça ne se vende plus ! "

Cette lapalissade du regretté Coluche prend tout son sens en réalisant que je suis la clé, à mon niveau, de tout cela. JE décide à qui je donne mon argent. JE décide de ce que je mange. Et je ne veux pas manger de la merde. Actuellement, je vois cette merde rouge flamboyante sur les étals de supermarchés, en provenance directe d'Espagne, à un prix de dingue. De grosses fraises, avec la promesse (visuelle) du jus et du parfum. Pour pousser davantage à les acheter, elles sont mises en valeur avec une bombe de chantilly d'un côté et du sucre raffiné de l'autre. 

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Mon cerveau crie au scandale et mes yeux jètent des éclairs sur cette merde, comme s'ils pouvaient la désintégrer. C'est le combo de l'horreur alimentaire : fraises chimiques, produites dans des conditions dégueulasses, voyageant des milliers de kilomètres, avec de la chantilly au gaz et additifs, et du sucre blanchit chimiquement. Pour cet achat compulsif au plaisir coupable éphémère, combien de problèmes sanitaires endormis, cela aura-t-il généré? Bah oui, parce que l'astuce de la "dégueulasserie" est de ne pas corréler instantanément le combo de chimiques ingéré et les problèmes de santé ultérieurs. Après tout, on mourra tous un jour, non? Clever !!! Quant à me faire plaisir, y'a quand même mieux que ça, quoi? Un article de Jean-Pierre Coffe, sur les origines de cette "dégueulasserie" >>clic<<. Quant au prix "élevé" de la fraise française en Métropole, c'est normal puisque ce n'est pas encore son heure/sa période officielle/naturelle de sortie. Logique !!!

J'ai, certes, un potager, mais je n'y plante pas de tout (flemme et d'autres excuses moisies en cours de téléchargement). J'achète lorsque c'est la saison, et/ou lorsque ça vient de loin (exemple bananes). J'évite au max certains produits (même bio) à l'éthique miteuse (huile de coco, palme, avocat, huiles essentielles, cornichons.....). Je me fais un stock (conserves) des fruits et légumes, lorsque c'est la saison pour en profiter toute l'année. L'an dernier, j'ai ainsi réalisé des conserves de sauces tomates pour être autonome sur l'année. J'ai transformé 50kgs de tomates pour en faire des sauces, concentré de tomates, tomates entières, ketchup, le tout en conserve maison. Et cela, grâce aux menus annuels >>clic<< qui m'ont permis de savoir à quelle fréquence j'aurai besoin de ces conserves. J'ai des conserves de fruits (mirabelles, coings, abricots, poires) au sirop, dont je peux doser l'intensité du sirop. Si un fruit/légume vient de loin, je le cuisine en intégralité (exemple banane et sa peau) pour rentabiliser son trajet jusqu'à chez moi. J'honore la patience du fruit/légume qui a atteint cette maturité jusqu'à la cueillette, en conservant au max sa peau, gardienne de saveurs et vitamines.

Je ne suis pas riche du tout (loin de là). Pour autant, je consomme majoritairement bio. Pas un paquet de biscuits estampillé bio, non (ça, c'est quand j'ai la maxi flemme)! Mes aliments de base sont majoritairement bio/labellisés (farine, lait végé, sucre, sel, fruits, légumes, oeufs, huile.....), parce qu'ils viennent soit du jardin, soit de dons d'amis, soit du mag en bio. De ce fait, lorsque je les cuisine (par exemple une tarte aux pommes), le produit fini est bio. Je n'ai pas acheté une tarte aux pommes bio, j'ai cuisiné une tarte aux pommes foncièrement bio. Moins je mange de produits transformés, moins je mange de "merde" (additifs, conservateurs, sucre, sel, gras, colorants artificiels, arômes artificiels, calorie vide....) non essentiels. Ca aussi, c'est mathématique, éthique et écologique......et donc bénéfique pour la santé (du "-ique" positif, contre du "-cide" négatif).

Voilà près de 4 ans que je suis végétarienne (mon cheminement est ici >>clic<<), pourtant je ressemble toujours à une ancienne bouteille d'Orangina option bouée. Comme dirait Caliméro :

« C'est vraiment trop inzuste ! »

J'aurai aimé que le végéta*isme me fasse retrouver le corps de mes 20 ans, mais heu....bah non! Le côté brindille que j'imaginais.....on repassera (vive la quadrattitude!!). La Barbafamily n'est pas privée de viande/poisson parce que j'ai choisi de ne plus en consommer. J'en cuisine toutes les semaines pour elle. De la bonne, labellisée, du petit artisan boucher du coin, que la Barbafamily consomme moins souvent que lorsque j'étais omnivore. A cette époque, je pensais qu'il fallait limite en consommer tous les jours, 2 fois par jour. J'étais loin d'imaginer que je pouvais aisément ne pas en consommer DU TOUT, sans être carencée de quoi que ce soit. Je me porte bien et donne mon sang plusieurs fois par an (on est testé avant le don, pour vérifier qu'on est en forme pour le faire). Le végétarisme m'a fait redécouvrir le plaisir des choses simples. C'est jouissif de savourer une soupe composée de légumes provenant exclusivement du jardin (article >>ici<<). Ma dernière salade de pâtes réalisée avec 98% de produits provenants du jardin et/ou fait maison était une explosion de saveurs (conserves de tomates maison, oeufs du jardin, herbes aromatiques du jardin, pâtes maison, carottes du jardin, conserves de pickles maison, noisettes du jardin, fromage à la coupe, moutarde maison, vinaigre aromatisé maison, huile bio). Ce genre de mémoire gustative reste ancrée dans nos têtes et dans nos coeurs. L'an dernier, les Barbaloulous ont été stupéfaits du goût de nos tomates fraîches dont on avait, en amont, fait pousser les semis. Une différence de goût incroyable par rapport aux plants achetés.

Et puis, j'ai eu un déclic il y a 5 semaines, lorsque j'ai voulu porter un vêtement qui soudain me boudinait. J'ai entrepris de perdre un peu de poids, non pas en me privant de bien manger, mais en diminuant entre 1/5 et moins d'1/4 mon apport calorique journalier. Je ne peux baisser de trop, sinon mon corps fera l'effet inverse que celui escompté. Il fera des réserves au lieu de puiser dans celles existantes. Pour cela, je pèse tout ce que je mange (j'avoue, ça commence à me gaver de le faire), et je l'insère dans une application que j'ai téléchargée sur la tablette de Barbouille. L'appli s'appelle Fatsecret (ce n'est pas une pub, je réponds en avance aux futures questions).

FatSecret France - Compteur de Calories et Suivi de Régime pour Perdre du Poids

Puisque j'ai supprimé les GAFAM (article ici >>clic<<), je n'ai pas de Playstore (google). Barbidur m'a installé une appli opensource qui reprend l'intégralité du Playstore SANS avoir à créer de compte Google pour y accéder : Aurora store. 

Aurora Store | Framalibre

clique sur l'image pour y accéder

L'inconvénient de Fatsecret est qu'elle ne considère que des aliments transformés et rien de fait maison (ou si peu). Ainsi, lorsque je mange une part de cake, je rentre les données d'une part de Vandamme de LU. Ce qui, évidemment, fausse les calories, puisque mes cakes sont sans oeuf, sans beurre et parfois sans lait, avec peu de sucres. L'avantage de Fatsecret est que ça me permet de gérer mes apports en protéïnes, glucides et lipides quotidiens par rapport à mon âge, et donc de lisser en fin de journée pour être dans les clous (si jamais, il y a une meilleure appli gratuite, qui compte les calories, je suis preneuse! Merci).

A côté de ça, je fais du vélo, une fois par semaine avec Barbidur. Ca nous oblige tous les deux à bouger. Lui, pour ne pas se larver devant le PC. Moi, pour activer le cardio et........m'autoriser du chocolat une fois par semaine. Je DETESTE le sport (c'est caca, c'est beurk!). J'ai l'impression de rendre mon dernier souffle à chaque effort. Je ne peux même pas dire que je me sens bien après. Pas du tout!!! Mon corps m'en veut dès le premier coup de pédale. Généralement je m'explose la cheville avec la pédale parce que je l'ai râté en posant le pied dessus, ou la selle cherche à ne faire qu'un avec mon corps, ou mes épaules se bloquent comme pour crier "Mais barre-toi de là!!! viiiiiiiiiiiiite!!!!", ou je souffle comme un ballon de baudruche à l'agonie. Rien ne va! Mon corps ne semble pas paramétrer à accepter un effort physique, dès lors que ça s'apparente à du sport. Jardiner, retourner la maison pour le ménage de printemps, etc.....ça le fait pendant des heures! Courir, faire des pompes, des squats, du vélo, (édit : yoga), c'est..........

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Néanmoins, en 5 semaines, j'ai perdu 3kgs (2 la première semaine, rien la seconde, 1 la troisième et rien les 2 dernières). Ca fiche un peu les boules, MAIS je n'ai plus eu une seule migraine durant cette période. Avant, j'en avais 2 fois par mois, durant 7 à 15 jours. Certaines étaient si violentes, que j'en vomissais. De ce déclic, j'en ai conclu que ça venait de mon alimentation. Je n'ai pas exploré avec précision les aliments incriminés, pourtant je penche vers le blé et le sucre. J'ai changé de farine, j'utilise plus de mélanges (sarrasin, avoine, riz) que de blé classique/unique dans mes préparations, depuis que j'ai un moulin à grains pour faire mes farines. J'ai cessé de grignoter du chocolat à tout va et des biscuits indus (gros coup de mou après les fêtes de fin d'année).

De toutes façons, ce n'est pas l'abondance de ce que je mange qui rassasie, ce sont les bons aliments (glucides, lipides, protéïnes). Par exemple, la farine complète me suffit jusqu'au prochain repas, lorsque la farine blanche me donne faim même pas 2h après, pour la même dose. Ainsi, cette semaine, j'avais fait des croque-monsieur. Avec du pain de mie industriel (tu sais? le truc spongieux, blanc, qui colle au palais) les Barbaloulous en auraient consommer 4 chacun (voire plus). Avec le pain de mie maison, 2 par personne étaient largement suffisant. On mange peu, non pas parce que je n'ai pas les moyens d'acheter plus. On mange peu, parce que ce sont des aliments de qualité (rien à voir avec une histoire de marque) qui rassasient utilement pour couvrir nos besoins quotidiens.

Enfin, en mangeant "sain" les Barbaloulous ne sont quasiment pas malades. Lorsqu'ils le sont, je les soigne avec ce qu'il y a dans le jardin, ou dans mes stocks de plantes, ou dans la cuisine. Après tout, avant l'allopathie, les gens se soignaient avec des plantes. Bien sûr, je ne suis pas contre les médicaments. Certains membres de la Barbafamily ont un traitement continu lié à leur pathologie. Je privilégie les soins par les plantes (pas les huiles essentielles) et par ce que j'ai à portée de mains. Par exemple, j'ai fais des gélules de poudre de coquilles d'oeufs de mes poules, pour le calcium, pour Barbamamy.

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J'avais investi, il y a 2 ans (je crois), dans une machine à faire des gélules, du temps où j'avais encore un compte Amazon. J'avais totalement oublié cet achat, remisé dans un coin, jusqu'à mon grand ménage de printemps d'il y a quelques jours (Bonjour la nécessité du truc!!!! Vive l'achat d'inutile!). Je comptais me faire des gélules de curcuma et gingembre, sauf que j'ai flingué le curcuma ET le gingembre la première année. Quant à la 2è année, bah ça pousse timidement et j'ai sauvé in-extremis le gingembre hier.

Au nom de la Terre, ce que je suis, ce que je veux être, et ce que je souhaite laisser/transmettre aux Barbaloulous passe par ce que je mange. Ce que je mange influe sur mon environnement (de par sa production, mais aussi, de par ce que mon corps envoie dans les toilettes.....qui finissent par se retrouver dans le sol/les eaux alentours). Ce que je mange influe sur ma santé à court et long terme. A titre d'infos, le sol d'un agriculteur en transition (d'agriculture conventionnelle à agriculture biologique) mettra 5 ans à être débarrassé des pesticides et autres "-cides".

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N'hésite pas à commenter, car tu le sais.....ça fait toujours plaisir d'interagir dans les deux sens ;) !

PS : cet article est probablement bourré de fautes.....bah en fait, I don't care! Je n'ai pas envie de me relire pour corriger.