Fin novembre, j'évoquais le défi lecture 2019, auquel je me suis rattachée.  Ce défi/rallye lecture (de classiques), initié par Lilly & books se déroulera sur toute l'année. Le principe consiste à s'ouvrir à de nouveaux horizons littéraires (aussi bien géographiques, que culturels, d'époques, etc....) avec uniquement des auteurs en commun pour tous les participants (pas de titre spécifique)

Ce rallye donne envie de m'ouvrir spirituellement à de nouveaux horizons. Il me donne envie de partager un point commun avec d'autres. Il me donne envie de réorganiser mes jours pour lui faire une place. Il me donne envie de prendre encore plus de temps pour moi. C'est dingue, mais je ne pensais pas que je pourrai lire autant en un mois. Comme quoi, les seules barrières à faire sont celles qu'on se met. Bref, je n'y vois que du bon à y participer. En faisant un tour à la Ressourcerie, et en fouillant dans les livres de mes grands, je me suis constituée une jolie liste d'ouvrages.

Ce mois-ci, les auteurs à lire sont :

  • Françoise Sagan
  • Victor Hugo

Voici mes impressions sur le roman lu de chacun!

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Un certain sourire de Françoise Sagan

Résumé :

En compagnie de son jeune amant Bertrand, Dominique, étudiante à la Sorbonne, connaît bien « la petite couleur mauve de l’ennui ». Tout change lorsque Bertrand lui présente son oncle Luc, séduisant quadragénaire à la réputation légère. Près de lui, Dominique se sent tout à coup gaie et drôle, étrangement vivante, et accepte de le suivre pour quinze jours de vacances à Cannes.

Que risque-t-elle ? S’attacher à cet homme frivole, un peu cynique, qui semble jouer avec elle ? Souffrir ensuite ? Et après ? Le plaisir, les rires, une complicité inattendue, cela ne vaut-il pas mieux que de s’ennuyer ? Tous les dangers guettent Dominique au bord de la Méditerranée. Elle ne sait pas encore comment on guérit d’un amour…

J'en pense quoi?

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, car je n'avais lu aucun résumé de ce roman. J'ai été, de suite, saisie par cette histoire, tant et si bien que je l'ai lue en un après-midi. Les pages ont été dévorées les unes après les autres pour......savoir. J'ai trouvé quelques similitudes avec les romances type "50 shades" (je pense à "Le divin enfer de Gabriel" de Sylvain Reynard) sans le côté X (je crois bien que c'est ce qui m'a plu). Dominique est jeune, fraîche, mais d'une grande naïveté bien qu'elle sache à quoi s'attendre. J'ai eut beaucoup d'affection, mais de tristesse également pour Bertrand. J'avoue ne pas avoir compris comment Françoise pouvait réagir ainsi, étant moi-même quadra. Quant à Luc, je crois bien que je lui aurai pété les genoux à plusieurs reprises......me connaissant. M'enfin, il faut ressituer le contexte d'une romance écrite par une jeune auteure de 19 ans, en 1956. Les réactions, les circonstances, les us sont différentes de celles d'aujourd'hui. Lorsque j'achevai la dernière page, je me demandai où était la suite....comme une mauvaise blague, où quelqu'un aurait arraché des pages. Mais non, l'histoire se termina ainsi, sans que je ne comprenne "l'après". J'avoue que cela m'a déçu. Etre ainsi entrainée dans cette romance pour ne pas comprendre la dernière page, m'a donné l'impression d'une fin bâclée.

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Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo

Résumé :

Le roman se présente comme le journal d'un condamné à mort, écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence. Il raconte ce qu'il a vécu depuis le début de son procès jusqu'au moment de son exécution, soit environ six semaines de sa vie. Ce récit, long monologue intérieur, est entrecoupé de réflexions angoissées et de souvenirs de son autre vie, la « vie d’avant ».

J'en pense quoi?

C'est un roman que j'ai lu en "freinant des 4 fers". Ce n'est pas l'histoire en soit qui m'a rebutée, mais l'auteur. J'imaginais une diatribe ponctuée d'adjectifs redondants pour décrire des lieux, émotions, etc...... Et finalement, mon imagination ne m'a pas trompée. Le condamné à mort du roman n'a ni nom, ni prénom, ni âge. On ne sait que peu de choses sur lui, si ce n'est qu'il a commis un crime de sang (dont on ne sait rien) pour lequel, il souhaite se repentir. De son jugement, en passant par l'espoir d'un pourvoi, jusqu'à l'instant fatidique de l'application de sa peine, on découvre ses émotions d'humain mises à nu. Plus on avance dans la lecture, plus les chapitres sont courts et froids. Une foule qui s'amuse d'assister à cette condamnation publique, tel un jour de fête....des enfants présents sur les lieux, qui en parlent comme on évoque la météo... Seuls les gendarmes conservent de l'humanité. J'ai terminé ce roman sans avoir apprécié ma lecture. Peut-être ne suis-je tout simplement pas faite pour les lectures engagées. Pour autant, je peux enfin dire que j'ai lu Hugo.

Lectures hors rallye

 

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L'échappée belle de Anna Gavalda

Résumé :

Garance, Simon, Lola et Vincent sont frères et soeurs unis par les souvenirs et par le coeur. Ils se retrouvent tous les quatre à l'occasion d'un mariage qui s'annonce particulièrement ennuyeux. Sur un coup de tête, ils décident de s'éclipser et de prendre le chemin des écoliers pour quelques heures. Le temps de voler de rares instants de bonheur à la vie...

J'en pense quoi?

Je ne connaissais pas du tout cette auteure. J'apercevais souvent son nom, brièvement apparaitre dans les rayons littéraires des magasins (Cultura, Leclerc...), un peu comme celui de Lévy ou Musso, sans y prêter plus d'attention. C'est lors d'une de mes énièmes promenade dans le rayon livres de la Ressourcerie, qu'en voyant cet ouvrage, je me suis dit que je pouvais tenter de la découvrir. C'est un roman qui se lit d'une traite, tant il est facile, simple, léger, frais. L'année 2019, a déjà commencé à apporter son lot de soucis, et donc, je me suis retrouvée dans une espèce de "caniche-mood" comme le dit si bien, mon amie Marie du blog La salade à tout. J'avais un bad spirit avec une charge mentale un peu trop pesante. Ce livre est arrivé à point nommé pour libérer ma tête, me faire rêver, m'ouvrir les yeux, me faire sourire. Il est écrit de la plus simple des plumes, telle une conversation entre amis....en famille. Je m'y voyais, dans ces moments de bulle spatio-temporelle, avec amis/famille. Certains passages (non, en fait beaucoup) étaient très clichés, néanmoins j'ai a-do-ré. J'espère secrètement que les Barbaloulous le liront un jour.

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Les oubliés de Nokuto Koike (tomes 1 à 4)

Résumé :

Yoshiya Nagumo, soldat japonais démobilisé après la Seconde Guerre Mondiale, accepte d'accéder à la dernière volonté d'un de ses compagnons d'armes : ramener sur son île natale, Mitsu, sa fille qui vit à Tokyo. Embarqués sur un cargo, Yoshiya et Mitsu naviguent au sud du Japon vers l'île d'Iwazu/ Ils font alors la connaissance de Seriwaza, un fonctionnaire, qui leur expliqu que cette île n'est pas censée exister...... s'en suit une série de mystères qui vont les conduire au coeur d'une lutte acharnée pour leur survie!

J'en pense quoi?

J'adore les mangas. C'est le genre de lecture qu'on lit vite fait, comme ça. On tourne les premières pages sans se rendre compte qu'on a dévoré le tome d'un coup! Les morts et le comportement étrange de l'île et ses habitants m'ont donné envie d'en savoir plus. J'étais bien loin du compte dans mes théories du/des coupables. Chaque fois, je faisais chou blanc! Le raisonnement est très "psychologique". Comme souvent dans les mangas, les références historiques d'une période japonaise, m'ont perdues en route...malgré les annotations de l'auteur. Pour autant, j'ai bien aimé l'histoire, tout comme les dessins. Néanmoins, la fin ne détermine pas le devenir d'un personnage. A lire, pour les fans de mangas qui n'ont pas peur du sang.

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Frappe-toi le coeur de Amélie Nothomb

Résumé :

"Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie." Alfred de Musset

J'en pense quoi?

Comment de ce simple résumé, peut-on être tenté de lire ce roman? Je ne sais pas. Toujours est-il que ce n'est que pour "découvrir" cette auteure, qui sort des romans à un rythme soutenu, que je me suis laissée tenter, en allant à la médiathèque. D'une simple couverture, au style emo....gothique....barroque, je me suis dit : "Pourquoi pas?"

L'histoire débute dans les années 70. Marie, une belle jeune femme de 19 ans, aimée, jalousée....se réjouit d'entrer dans sa nouvelle vie (après le lycée) où elle pourra profiter de la fraicheur de l'inconnu, de l'avenir dont elle ne saura quoi faire le lendemain. Elle, qui ne voulait pas vivre comme les autres de son âge, à savoir devenir mère et épouse, se retrouve bien trop vite dans ce schéma. Elle donna naissance à une magnifique petite fille, Diane, dont elle devint horriblement jalouse. Plus on avance dans la lecture, plus on découvre la noirceur, l'absurdité, l'aveuglement dans lesquels la jalousie conduit. J'ai été totalement déroutée, en tant que mère, de me dire "Comment est-ce possible?". J'ai eut une boule dans la gorge, un noeud à l'estomac en imaginant Diane. J'ai eut envie de la prendre dans mes bras, de la bercer...... Finalement, j'ai trouvé que les sentiments étaient dépeints assez sommairement (en même temps, en 160 pages, fallait-il s'attendre à mieux?). La pleine conscience de Diane dès le plus jeune âge m'a laissée totalement sceptique. Quant à la fin, elle m'a semblée bâclée.Bref, c'est noir, c'est triste (on est bien dans l'emo, là!)! Ce n'est ni plaisant, ni déplaisant! Ca se lit d'une traite, mais on n'en sort pas "joyeux"! Je doute relire cette auteure, à moins de vouloir sciemment basculer dans le "dark mood".

 

La-magie-du-rangement

La magie du rangement de Marie Kondo

Résumé :

Voilà la proposition de Marie Kondo. Mais comment faire ? Que jeter ? Que garder ? Par où commencer ? Quand s'y mettre ? Et surtout, pourquoi est-ce si important ? Avec cette incroyable méthode, oubliez tout ce que vous savez déjà en matière de rangement et révolutionnez votre intérieur, dans tous les sens du terme. Parmi les millions de lecteurs de ce livre ingénieux, certains ont changé de carrière, d'autres ont perdu du poids, d'autres encore se sont aimés davantage. Préparez-vous, il y aura un «avant» et un «après» La Magie du rangement.

J'en pense quoi ?

En ayant déposé quelques livres dans la boîte à livres voyageurs du village, j'y ai repéré la version poche. Marie Kondo a vendu 2,5 millions d'exemplaires de son livre à travers le monde. Ce n'est pas un roman, mais plus un guide/manuel. Adepte du désencombrement....de la déconsommation, je me suis dit que j'allais peut-être apprendre quelque chose de plus. Et ce fut le cas, mais j'ai abandonné la lecture au début du chapitre 3.

Pourquoi? Je n'aime pas son style. Chaque sujet est trainé en longueur, pour noircir inutilement des pages. Répéter continuellement les mots, comme pour un lavage de cerveau ou l'endoctrinement dans une secte, s'en était trop pour moi. Bordel, elle a fait du rangement une fucking secte! MDR Qu'elle ait réussi à en faire son business, vraiment, c'est une belle opportunité : du rangement, quoi!!!!! WTF Marie Kondo, à 34 ans, semble avoir tout vécu dans sa vie. Oui, oui, tout comme une nonagénaire! Elle a expérimenté TOUTES les techniques de rangement pour finalement créer LA sienne. Et honnêtement, elle m'a saoulée! Si je l'avais eut en face de moi, je lui aurai dit

{"T'as fini de te foutre de ma gueule?"} (oui, dans la vie réelle, ma grossierté sort plus aisément!).

Cette espèce de suffisance, de psychorigidité, de tocs, d'expériences, etc......bah ça puait le fake à pigeons. Et quand ça pue comme ça, bah je dis "bye, bye!" Au final, j'y ai appris quoi? Autant, je ne peux pas piffer son style, ce qu'elle "raconte", autant je dois reconnaître qu'une phrase (grosso modo) a fait tilt dans ma caboche :

"apprendre ce que ranger signifie aux enfants".

Comme écrire, calculer, cuisiner, tricoter......bah ranger, si on ne montre pas, si on n'explique pas, si on ne l'instruit pas, on peut difficilement savoir comment le faire. Après chacun sa "méthode", mais dans le fond, attendre d'un enfant qu'il sache ranger sans qu'on lui ai montré la manière, au préalable, relève d'un problème de communication parents-enfants. Le livre retournera sans attendre dans la boîte à livres voyageurs du village. Marie Kondo, c'est SANS moi! Beurk!

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99 francs de Frédéric Beigbeder

Résumé (extrait) : 

« Je me prénomme Octave et m’habille chez APC. Je suis publicitaire : eh oui, je pollue l’univers. Je suis le type qui vous vend de la merde. Qui vous fait rêver de ces choses que vous n’aurez jamais »

J'en pense quoi?

Je suis tombée par hasard sur ce roman, pendant que je donnais des livres jeunesse dans la boîte à livres voyageurs du village. J'avais déjà entendu de nom cet auteur, sans ne rien connaître le concernant. Si j'en lis la 4è couverture, il existe un film éponyme......que je ne connais pas non plus!

J'ai débuté ma lecture en trouvant les écrits très mal faits, vulgaires, arrogants, provocateurs. Tant et si bien que j'étais prête à abandonner, jusqu'à ce que je tombe sur cette partie, au court de la 6è page :

"En général, quand on commence un livre, il faut tâcher d'être attachant et tout, mais je ne veux pas travestir la vérité : je ne suis pas un gentil narrateur. (...) Pourquoi m'avez-vous laissé devenir Roi du Monde? Je voudrai percer ce mystère : comment, au sommet d'une époque cynique, la publicité fut couronnée Impératrice. Jamais crétin irresponsable  n'a été aussi puissant que moi depuis deux mille ans."

C'est là que je me suis dit :

{"OK!!! Voyons plus loin!"}

De la page 17 à 152, j'ai régulièrement relevé des passages, qui me parlaient tant ils sont d'actualité avec ma consommation réfléchie, la déconsommation et donc le #fucklasurconsommation. C'est comme un cri, pour que les gens ouvrent les yeux.

En voici quelques uns :

"Il n'y a pas une grande différence entre consommer et consumer."

"Ils (cf les annonceurs) savent que votre seul pouvoir réside dans votre Carte bleue. Ils ont besoin de vous empêcher de choisir. Il faut qu'ils transforment vos actes gratuits en actes d'achat."

"La magie est accomplie : donner envie à des gens qui n'en ont pas les moyens d'acheter une nouvelle chose dont ils n'avaient pas besoin dix minutes auparavant."

"(...) bordel, Octave, un peu d'humilité! Suffit d'éteindre ta télé, de ne plus aller chez Mc Do, la merde ambiante n'est pas de ma faute, c'est la vôtre, à vous qui achetez des Nikes fabriquées par des esclaves indonésiens! Facile de rouspéter sur le système tout en le faisant fonctionner!"

"le vrai hédonisme, c'est l'ennui. Seul l'ennui permet de jouir du présent mais tout le monde vise le contraire : pour se désennuyer, les Occidentaux fuient par l'intermédiaire de la télé, du cinéma, d'Internet, du téléphone, du jeu vidéo, ou d'un simple magazine. Ils ne sont jamais à ce qu'ils font, ils ne vivent plus que par procuration, comme s'il y avait un déshonneur à se contenter de respirer ici et maintenant."

Malgré la vulgarité de certains écrits, j'ai trouvé très intéressante cette première moitié de livre qui reste totalement au goût du jour, bien que le roman parut il y a 19 ans. Puis, la seconde partie tourne autour de la dégringolade du personnage, avec des scènes et passages à se demander ce qu'ils fichent là-dedans......jusqu'à un gros dérapage. Il y a eut beaucoup de longueur (des pages inutiles) dès le début, avec des matraquages de marques (déguisées parfois), des placements pubs entre les chapitres (tel un jiingle). Alors dans le fond, je n'ai apprécié le réalisme de la bêtise des consommateurs que dans la première partie. Certainement, parce que ça me fait toujours halluciner. Le reste ne fut que déception tant le style devenait déplaisant. A lire jusqu'à la moitié, pour ceux qui cherchent l'étincelle de la déconsommation.

 

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Le miroir égaré de Françoise Sagan

Résumé :

François Rosset et Sybil Delrey forment un brillant couple. Tout deux évoluent avec succès dans le milieu littéraire et théâtral parisien. Ensemble, ils ont un nouveau projet : celui d'adapter la pièce d'Anton, jeune et défunt auteur Tchèque. A cet effet, ils rencontrent Mouna Vogel, co-directrice du théâtre de l'Opéra.

Séduit par cette dernière, François succombe aux avances de Mouna, acceptant, par la même occasion d'apporter des modifications importantes au texte donnant à la pièce tragique une connotation humoristique plus commerciale mais moins fidèle à la version originale.

Cette ultime trahison sonnera la fin d'une belle histoire d'amour entre Sybil et François.

J'en pense quoi ?

Je suis "tombée" sur ce roman par hasard. En réalité, il était sur les étagères de la médiathèque du côté des "romans à grands caractères". Je croyais qu'il s'agissait d'un roman "fort en caractères", un roman "à lire absolument". En débutant sa lecture, je me suis demandée pourquoi l'éditeur avait imprimé autant de pages avec si peu de textes sur chacune......pourquoi tout était écrit en grand......jusqu'à ce que je comprenne ma méprise : "romans à grands caractères" = "romans pour malvoyants". Après un bref fou rire, je me suis plongée dans le roman, espérant trouver ce qui faisait de Françoise Sagan, un nom connu et reconnu........une auteure "à lire". J'ai été déçue de découvrir une nouvelle histoire "interdite"....une nouvelle histoire d'adultère....brodée d'une bonne dose de naïveté. Je me suis clairement ennuyée, mais j'ai tout de même lu jusqu'au bout. En soit, le roman n'est pas mauvais, mais je m'attendais à mieux d'une auteure à succès. Peut-être, aurai-je dû lire son tout premier ouvrage? Encore fallait-il le trouver à la médiathèque ou la Ressourcerie. Néanmoins, elle a le chic pour dresser de magnifiques paysages, et ainsi, à travers le Miroir égaré, me faire découvrir Paris sous un autre angle. Je pense m'arrêter là, concernant Sagan. 2 ouvrages ce mois-ci m'ont suffit.

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Lastman de Vivès, Balak et Salanville (tomes 1 à 10)

Résumé :

Dans la Vallée des Rois, monde où la magie est une réalité connue, on prépare le grand tournoi annuel, parrainé par le roi et la reine. Après avoir travaillé toute l'année à l'école de combat de Maître Jansen, le jeune Adrian Velba va enfin pouvoir participer lui aussi. Malheureusement, le partenaire d'Adrian tombe subitement malade et fait défection. Comme il s'agit d'un tournoi en duo, le jeune garçon se trouve contraint d'abandonner son rêve... à moins que Richard Aldana, grand costaud aux manières rudes sorti de nulle part, ne vienne s'allier in extremis à Adrian.

Alors que l'histoire d'Adrian constitue le premier cycle de Lastman, formé par les six premiers tomes de la série, les six tomes suivants sont centrés autour du personnage d'Elorna et aux interactions entre les deux mondes.

J'en pense quoi ?

Grande fan de mangas, cette saga française m'a beaucoup plu. D'abord parce que c'est français (ce qui est un sacré challenge dans l'univers manga), mais aussi parce que le style s'approche un peu de Dragon Ball avec ses scènes de combat. Le fait que l'histoire bascule entre deux mondes m'a perturbé lorsque je l'ai compris. J'ai adoré le personnage de la mère d'Adrian, Marianne, qui m'a beaucoup surprise lorsqu'elle s'est révélée à son fils. J'aurai aimé pouvoir lire le tome 11, mais aucune de mes biblio du coin ne le possède encore. Alors je patienterai sagement. Au final, c'est une saga qui se dévore d'un coup, tant elle est captivante et bien faite. Certains personnages m'ont fait rigoler tant leurs dessins ont été largement inspirés de "personnalités". Je pense notamment aux frères Soares (jumeaux) qui sont la copie des frères Bogdanov (dans la vraie vie). Aldana qui ressemble à Arnold Schwarzenegger dans sa jeunesse. Bref, c'est rythmé, c'est bien dessiné, c'est bien pensé, ça s'enchaîne bien..........une bonne saga à lire donc!

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Bilan de janvier :

Je ne pensais vraiment pas que je lirai autant. Je me répète, mais depuis que j'ai supprimé TOUS les réseaux sociaux, j'ai gagné du temps et de la sérénité. Ce gain de temps, je l'ai investi dans la lecture, le jardinage, le bricolage, les loisirs créatifs. Je me suis donc découvertz, une notion "temps" encore plus grande qu'à l'accoutumée. J'ai lu 21 livres, dont 14 mangas (ce qui se lit relativement vite). Le reste est en format poche pour la plupart. Ca se lit très vite également. Par contre, en participant au rallye lecture, je réalise que soit :

  • je suis inculte à ne rien comprendre au style de ces auteurs "connus"
  • on faisait tout un foin de ces auteurs, "pour faire genre", mais qu'en fait, ils sont creux.

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La première hypothèse me déplait, évidemment, donnant l'impression qu'ils sont réservés à une élite intellectuelle. Finalement, je reste satisfaite de ce mois lecture, dont je ne peux qu'en tirer des bénéfices.

N'hésite pas à commenter, car tu le sais.......ça fait toujours plaisir d'interagir dans les deux sens ;) !

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