A chaque contrôle de l'inspection académique, j'ai eut le droit aux mêmes sempiternels couplets sur :

  • nos motivations à instruire en famille
  • l'avenir de l'instruction des enfants
  • la socialisation
  • mes capacités à instruire.

Systématiquement, je répètais (et répète encore) la même chose. Une de nos motivation première est de pouvoir adapter mon instruction à chacun des Barbaloulous. Pour maintes raisons, chacun d'eux a eut besoin d'une instruction adaptée à sa santé, son rythme, sa sensibilité, son environnement, etc... Je ne saurai affirmer l'objectivité de ma pensée. Toujours est-il que j'ai eut la conviction que c'était à moi, leur maman, d'encadrer et d'accompagner chacun d'eux dans leur croissance....parce que je suis celle qui les connaissait avant même qu'ils ne poussent leur premier cri.

L'instruction en famille n'a jamais été un choix fermé. Je suis là pour mes enfants...pour m'adapter et les accompagner dans leur vie tant qu'ils en ressentent le besoin. Lorsque Barbidur et Barbibul ont ressenti l'envie d'intégrer la scolarité, j'ai entrepris toutes les démarches nécessaires pour y arriver. Ils ont senti que c'était LE moment. Je n'ai pu que me réjouir d'avoir réussi à les accompagner dans chaque étape de leur vie jusqu'à maintenant. Il y a quelques semaines, Barbidou a soudainement ressenti l'envie d'intégrer la scolarité......en cours d'année.

Lors d'une discussion, il nous a expliqué ses motivations Les démarches nécessaires à sa scolarisation ont débuté le lendemain. Autant le dire de suite : ni le rectorat, ni l'établissement choisi n'ont accueilli avec "joie" l'idée d'une intégration d'un homeschooler dans la scolarité en cours d'année (et je peux comprendre). Le rectorat a suggéré d'attendre la rentrée scolaire :

{"puisqu'il ne reste que quelques semaines de cours officiellement avant les vacances d'été" (dixit).}

L'établissement choisi a expliqué que :

{"c'est vraiment difficile d'arriver en fin d'année dans une classe formée depuis des années! Et puis, à l'école il y a des règles de vie, un rythme soutenu! Honnêtement, ça va être vraiment difficile pour lui!". }

Maissssss....c'était sans connaître Barbidou!

Comment intégrer la scolarité en début d'année scolaire?

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Ce fut le cas de Barbidur et Barbibul. On a simplement pris RDV avec la direction de l'établissement, munis du rapport de contrôle de l'IA. Aucun bulletin (forcément), aucune note.....rien que le rapport de contrôle. Chaque établissement a dit que c'était :

{"un challenge d'accepter un élève qui vient de l'école à la maison sans aucune connaissance de son réel niveau". }

Pour autant, ils ont débuté leur année sans aucun souci et se sont admirablement bien intégrés......comme s'ils avaient toujours été scolarisés.

Comment intégrer la scolarité en cours d'année scolaire?

Il faut contacter le rectorat/académie par mail/courrier et expliquer les motivations de la demande. J'ai stipulé le niveau instruit pour Barbidou, sa 1ère langue vivante, la 2nde ainsi que l'établissement (sous contrat) choisi. De là, le rectorat prévient l'établissement qui accepte ou pas. En cas d'acceptation, le rectorat demande de faire passer des évaluations de maths, français et anglais au sein de l'école. J'avais demandé si ces évaluations étaient basées sur le brevet ou le programme instruit dans sa future classe. On m'a répondu que c'était uniquement pour voir le niveau, rien de plus. Or, mon fils a passé une épreuve écrite :

  • d'anglais durant 1h00
  • de français durant 1h30 (type brevet sur des choses qu'on n'avait pas étudié à la maison)
  • de maths durant 2h00 (type brevet....jugée TRES difficile par le prof qui a corrigé)

En définitive, c'était basé sur le programme vu en classe de type brevet.

En fonction des résultats, l'établissement accepte ou pas le nouvel élève. S'en suit un RDV avec la direction et la/le prof principal(e) pour les formalités administratives. Barbidou a fait sa rentrée en cours d'année, une semaine plus tard. La prof avait préparé la classe à l'arrivée du nouvel élève. Il a été super bien accueilli par tout l'établissement. 

Comment ça se passe pour le brevet quand on arrive de l'IEF en cours d'année?

Nous n'avions pas prévu qu'il passe son brevet en IEF, alors il en va de même pour la scolarité. La direction nous a expliqué qu'elle devait valider les inscriptions au plus tard, fin du 1er trimestre. Au-delà, c'est à la famille, qui le souhaite, de faire la démarche auprès du rectorat pour inscrire l'enfant.

Que pense Barbidou de la scolarité?

Il a un cercle d'amis qui va au-delà de sa propre classe. Il est super content, concentré et se débrouille très bien (dans les matières qu'il adore, comme les maths par exemple). Concernant les cours, c'est une autre histoire! Selon lui, le rythme est trop lent. Il faut 1h de cours pour que la classe fasse un seul exercice, que lui faisait en 10 minutes à la maison. Régulièrement, il a terminé avant le reste de la classe. Du coup...il s'ennuie. Alors il dessine (une de ses passions) ou il aide des camarades en galère. En IEF, ses cours pour la journée étaient bouclés en 1h30-2h maxi. A l'école, chaque cours est long pour un exercice trop court. Selon ses dires, il y a d'abord un looooong temps de paroles du prof pour expliquer le cours. Puis, un temps pour écrire le cours. Un exercice bouclé (pour lui) en 2 temps -3 mouvements et enfin....l'ennui jusqu'à la sonnerie. Je lui ai suggéré de demander au prof des exercices supplémentaires, mais il refuse pour ne pas déranger le reste de la classe.

Un jour, il était subjugué par un cours. Il participait, posait des questions. Tant et si bien que le prof l'a remercié de s'intéresser à son cours. 

Source: Externe

Et moi, j'en pense quoi de tout ça?

Je suis vraiment fière de mon fils. Intégrer la scolarité en cours d'année, dans une classe déjà formée, où les affinités sont déjà bien ancrées, dans un univers à l'opposé du confort de sa chambre, était un challenge énorme. Cela demande une certaine maturité ainsi qu'une confiance en soi et en autrui. Il n'aurait pû les acquérir sous la contrainte et les sanctions en scolarité. Quand je pense aux clichés qu'on nous colle sur le dos, par rapport à :

  • l'IEF et la socialisation
  • l'IEF et le niveau "scolaire"
  • l'IEF et l'autonomie
  • l'IEF et les compétences
  • l'IEF contre l'école

Je me dis que par 3 fois, les Barbaloulous ont prouvé que les clichés avaient tort. L'IEF a permis à ces jeunes hommes de prendre la confiance nécessaire pour être qui ils sont aujourd'hui, au rythme qu'ils avaient besoin. L'IEF leur a permis la bienveillance, de s'épanouir, de prendre du plaisir à apprendre, de développer leur imagination....leurs capacités. Ce sont les clés essentielles à l'avancée des enfants dans le monde. Et, je suis très heureuse d'avoir assisté à cela, ainsi que de la manière dont l'école a accueilli mon enfant. 

N'hésite pas à commenter, car tu le sais......ça fait toujours plaisir d'interagir dans les deux sens ;) !

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