Avoir un blog c'est y partager ce qu'on veut, quand on veut. La teneur du mien a évolué durant ces 4 années d'existence, avec toujours la même constante : le partage pour "aider" d'autres à faire....essayer. Tel un journal intime publique (mdr), j'y pose des mots et parfois des maux.

Lorsque je relis d'anciens articles, je sais exactement où je les ai écrit, comment et pourquoi. Je me revois les préparer. Je ressens à travers leur fond ce qui m'a amené à les faire, et c'est assez étrange comme "voyage" temporel. Lors de ces 24 derniers mois, j'ai constaté mon évolution sociale et personnelle. Un véritable travail de réflexion que je peux, en toute logique, mettre sur le compte de la quarantaine. J'essaye de minauder sur le fait que je n'ai pas officiellement soufflé mes 40 bougies, mais la quarantaine n'attend pas les bougies pour chambouler l'esprit.

C'est une réalité :

{Je suis une quadra dont l'énergie de vie est chamboulée par ce passage.}

En mon for intérieur, je ressens un nouveau moi primitif, bourré d'une énergie presque effrayante qui tente de jaillir. Et OUI, ça me fiche la flippe parce que je ne le connais pas, que j'ai peur de ne pas savoir le maîtriser...le contrôler.

"Mais enfin, qu'est-ce qu'elle raconte celle-là?"

Ok, c'est strange d'un regard extérieur. Peut-être devrai-je trouver mes mots? J'écris comme ça vient, sans relire de suite. J'arrive à un passage de vie et je ne sais comment l'appréhender, je ne sais comment m'y prendre pour avancer. Je me bride de crainte que ce nouveau moi soit à l'extrême opposé de qui je suis depuis toujours. Je sens qu'il est différent, fougueux et je flippe qu'en le laissant sortir je puisse blesser mon entourage. Comme je le répète souvent aux Barbaloulous :

{On a plusieurs vies dans une vie!}

Parce que c'est vrai, notre vie n'est pas linéaire. C'est un chemin d'embûches avec différents passages. Chaque passage est une vie. Chaque passage a une durée plus ou moins longue, mais variable.

L'enfance, la puberté, la vie active, les déménagements, la maternité, la parentalité, la grand-parentalité, la retraite et j'en passe....sont autant de passages qu'on vit intensément, puis on tourne la page pour un autre chapitre/passage, en gardant les souvenirs.

Je me retrouve à la limite d'un nouveau chapitre. Comme chaque nouveau chapitre, avancer dans l'inconnu me fiche la flippe. J'ai flippé lorsque mon corps a changé à la puberté. J'ai flippé lorsque j'ai rencontré l'amour. J'ai flippé lorsque je me suis rendue à mon premier boulot. J'ai flippé lorsque j'allais donner naissance. J'ai flippé en me rendant à la mairie pour lui dire "oui". Je flippe parce que mon premier enfant devient adulte. Je flippe parce que mes Barbaloulous deviennent majoritairement autonomes et que j'ai du temps pour penser à moi. Du temps (pas un truc de ouf de ouf, mais un chouia plus qu'avant) qui me fait réfléchir. Une réflexion qui me fiche la migraine.

En mon for intérieur, il y a ce nouveau moi qui tente de jaillir. Il a une forte énergie/vibration. Ma coquille extérieure se fendille et des bribes de l'intérieur s'en échappe.

astral-projection

Alors je tente de le canaliser. J'ai essayé le yoga, mais ce fut un gros flop. Ce n'est pas pour moi, ça me saoule trèèèèèèèèèèèèès vite...je suis aussi raide qu'un piquet avec les rondeurs d'un ballon de baudruche qui perd son gaz (image toute pourrie mais c'est celle qui me vient).

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(oui! ça c'est moi!)

 

J'ai essayé le jogging, mais OMG les impacts de mes foulées sont trop douloureuses pour ma vieille carcasse. Puis je me suis inscrite dans une salle de sport. Me connaissant, il était hors de question que je m'abonne à l'année, ce serait de l'argent jeté par la fenêtre. J'ai opté pour une carte à recharger et j'y vais toujours en trainant la patte, pourtant j'en ressors euphorique...en forme. J'ai d'abord commencé par du vélo, puis un tapis roulant, un truc qui fait bouger bras et jambes en "pédalant", du rameur et enfin un truc pour ma ceinture abdo. 4-5 séances comme ça....jusqu'à l'overdose.

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Je suis passée aux cours collectifs où il faut bouger sur une musique qui pète les oreilles dans une salle qui sent la sueur. J'ai limite fait une EMI (Expérience de Mort Imminente) tant c'était intense (joke). Tu ressors de là-bas en t'accrochant le long des murs! LOL Mais ça me plaît (pour l'instant).

Sauf que voilà, ça ne suffit pas! Ce nouveau chapitre je ne sais comment l'appréhender. J'ai toujours donné de ma personne pour la Barbafamily. C'est en réalisant qu'à travers le blog, je donnais de moi également pour les autres, que j'ai compris que ce nouveau chapitre pouvait être une continuité mais différente. Voilà un bout de temps que je rêve d'une reconversion professionnelle sans savoir vers quoi me tourner. J'ai débuté de nombreux projets pour les abandonner en route, parce qu'au final, ce n'était pas vraiment ce que je voulais. Cet été, je crois avoir trouvé ma reconversion professionnelle. Elle sera tournée VERS les autres. La vérité c'est qu'aider les autres m'aide aussi. Je pourrai basculer dans l'associatif voire le caritatif, mais je ne souhaite pas le bénévolat.  Ainsi, j'ai enclenché le commencement du commencement de cette reconversion professionnelle. Un petit plus facultatif mais qui me tenait à coeur depuis longtemps déjà. J'ai passé mon diplôme de secourisme (obtenu évidemment! Peut-on le râté?).

Là, je révise pour les phases d'examens de ma reconversion professionnelle. Si je n'abandonne pas en route, je connaîtrai les résultats courant de l'été prochain. Barbapapa sera d'une aide précieuse car il faudra que je m'absente quelques temps (et non, aucun détail sur cette reconversion! Lol). lI devra prendre des congés pour s'occuper des Barbaloulous. Au jour d'aujourd'hui, c'est toute mon organisation quotidienne qui est chamboulée. C'est intense, chronophage, épuisant..... La reconversion ne sera pas à temps complet, mais vaudra des absences du domicile.

{En suis-je capable? Que penseront les Barbaloulous? Est-ce que je les abandonne? Pourquoi est-ce que je n'attends pas quelques années?}

Les questions fusent dans ma tête, tout comme les réponses mi-figue mi-raisin.

Et puis, mes émotions sont exacerbées par ce nouveau moi dont des bribes s'échappent de la coquille fendillée. J'accueille chacune de mes nouvelle lune plus "violemment". Tout m'énerve comme si "les autres" le faisaient exprès. Alors j'élève la voix très trop souvent et je ne me reconnais pas. Ma patience prend une "claque", et je pleure pour décharger. J'ai envie d'envoyer bouler quiconque me contrarie. J'ai envie d'envoyer bouler l'IEF dès que mes Barbaloulous prennent trop de temps (à mon goût) pour intégrer une leçon. J'ai envie de dire un gros MERDE à l'IA qui me les brise menu à me prendre de haut. J'ai envie de crier à me casser la voix pour laisser exploser ce moi intérieur. J'ai envie de faire à bouffer que des trucs industriels pas bons juste pour faire l'inverse de ce que je fais....juste par révolte...ras-le-bol. D'ailleurs, on a mangé pendant quelques jours de l'indus'. Mon budget a explosé. Au lieu de me soulager, ça m'a énervé encore plus (culpabilisation à 2 balles). MAIS je sais que ce n'est pas la meilleure solution et que je blesserai du monde au passage. Je sais que je le regretterai instantanément. Du coup, je me réfugie dans le tricot qui m'oblige à compter mailles et rangs en focalisant mon esprit sur l'ouvrage.

Un jour, ce nouveau moi finira par sortir. L'idéal serait qu'il sorte au compte-goutte pour que je l'apprivoise...m'y habitue (et mon entourage aussi), comme lorsqu'on porte de nouvelles chaussures ou qu'on roule seul après l'obtention du permis de conduire. J'ai simplement peur qu'il soit à l'opposé de qui je suis, genre pétage de plombs version "crise de la quarantaine" et qu'il blesse mon entourage. L'idéal serait d'avoir une amie proche géographiquement qui soit sur la même longueur d'ondes.

clairvoyance-therapie

C'est étrange non? On dirait que je parle de quelqu'un d'autre alors qu'il s'agit de moi. Ai-je déjà une idée de ce qui dort à l'intérieur? Est-ce que je me voile la face? Est-ce que la flippe m'a empêché d'avancer? Là c'est clair que non. J'avance et je verrai comme toujours. Pourquoi je flippe tant alors? Est-ce si "grave" de changer de chapitre? 

En fait, j'ai eut une enfance tristounette dont je porte les stigmates au fond de moi. Je sais qu'il y a cette part sombre quelque part là-dedans. Il est probable que j'ai peur que ce soit "ça" qui sorte. Le sport m'aide c'est certain, mais physiquement les résultats de ces efforts sportifs ne sont guère visibles....ni même les rééquilibrages alimentaires. J'ai noté sur une certaine durée les calories consommées et je suis très en dessous du minimum requis. Finalement, lorsque j'accepterai de "lâcher", il est évident que ça se verra physiquement.

{Bordel que c'est chiant de réfléchir à ce point!}

La version mononeuronée semble plus attrayante dans certains cas.

Bref....je suis quadra!

N'hésite pas à commenter, car tu le sais....ça fait toujours plaisir d'interagir dans les deux sens ;) !

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